Jean n'a guère aimé ce thriller qui nous emmène à la fois dans les bas-fonds du Tokyo contemporain, celui des yakuzas, et à Nankin, en 1937, lorsque l'armée japonaise se livre à des atrocités sur la population chinoise. N'empêche que ce qu'il en a dit nous a quand même donné envie de le lire !
Park Kun-Woong « Fleur » (Catherine)
Un manhwa coréen qui raconte, sans le moindre mot et avec un graphisme qui rappelle l'estampe, l'histoire de
Andreï Guelassimov « L'année du mensonge » (Anne)
Des phrases courtes et une action rapide' mais pour Anne, le récit est décousu, et l'humour de l'auteur tombe à plat. Dommage ! On préfère, du même auteur, « La soif » (Adrienne et Jean-Baptiste) et, du même pays, la romancière Ludmila Oulitskaïa.
Pat Conroy « Beach music » (Edith)
Sous le pavé, la plage? Car c'est un volumineux roman, comme les aime Edith ! Et c'est passionnant !
Elle a aussi beaucoup aimé :
Antoine Bello « Les falsificateurs » (Edith)
Un mystérieux organisme falsifie la réalité sans que personne n'en comprenne les raisons.
Amin Maalouf « Origines » (Edith)
Alors là ç'a carrément été le coup de foudre !
Jean-Paul Dubois « Hommes entre eux » (Edith)
Un auteur décidément très apprécié, au club des lecteurs de la bibliothèque de Romainville.
Alain Fleischer « L?amant en culottes courtes» (Edith)
C'est l'écriture surtout que Edith a aimé dans ce roman qui nous entraîne dans l'Angleterre des années 50, et dans les premiers déboires sexuels de l'auteur. Un peu trop nombriliste, n'est-ce pas Catherine ?
Stéphane Audeguy « Fils unique » (Edith)
Personne n'a aimé ce roman qui met en scène le frère énigmatique de Jean-Jacques Rousseau. alors que son précédent roman, « La théorie des nuages », avait connu plus de succès.
François Vallejo « Ouest » (Edith, Catherine, Dominique, Amélie)
Edith a été la seule à ne pas accrocher plus que ça avec cet auteur, dont le style très original et inventif lui vaut les louages de Dominique, de Catherine et d'Amélie.
Ala al-Aswani « L?immeuble Yacoubian » (Sonya)
Jean-Luc l'avait promu au rang de chef d'oeuvre, Sonya, toujours plus pondérée, l'a bien aimé. C'est le portrait de la société égyptienne d'aujourd'hui, vue à travers de nombreux personnages, qui tous, riches ou pauvres, se débrouillent comme ils peuvent pour se faire leur place. Une lecture agréable, haletante, qu'on peut prolonger en allant voir le film éponyme.
Karine Tuil « Douce France » (Sonya)
Un roman-enquête sur le centre de rétention de l'aéroport de Roissy, sur la condition des immigrés en attente d'être renvoyés dans leur pays. Ce thème rappelle à Amélie un autre livre :
Henning Mankell « Tea-bag » (Amélie)
Un écrivain est harcelé par son éditeur, qui veut absolument lui faire écrire des polars... Un roman qui n'est pas policier, par un auteur bien connu pour ses magnifiques... polars !
Gherassim Luca par Gherassim Luca (Adrienne, Jean-Baptiste)
De la poésie sonore et sonnante, à vous faire trébucher, lue par l'auteur et enregistrée sur CD. Jeux de mots et de sonorités fabuleux : Adrienne a adoré, Jean-Baptiste aussi, on attend les autres avis ! Conseil d'Adrienne : à ne pas écouter assis dans un fauteuil.
Andrea Camilleri « Privé de titre » (Adrienne)
Elle avait beaucoup aimé « La prise de Makalé », elle a été déçue par ce roman qui pourtant commençait si bien ! Qu'à cela ne tienne, l'ami Camilleri a ses adeptes au club !
Charles Juliet « L'année de l'éveil » « Lambeaux » (Adrienne, Dominique, Anne, Jean-Baptiste)
C'est devenu un classique du club, depuis qu'on l'a ressorti des rayons où il était enfermé. 1989... ça ne s'use pas en trois mois, Charles Juliet ; Dominique se souvenait de « L'année de l?éveil » comme si c'était hier, Anne non plus ne l'a pas oublié. Qui n'a pas (encore) été bouleversé par ces pages sobres et profondes ?
Didier Daeninckx « Histoire et faux semblants » (Adrienne)
Il faudrait en rediscuter?
Philippe Grimbert « La petite robe de Paul » « Un secret » (Béatrice Faure)
Béatrice F. a aimé les deux. L'auteur est un psychanalyste dont les romans convoquent le divan et ses méandres interrogatifs. Mais gare au suspens, donc on n'en dira pas plus. C'est très beau, Adrienne est du même avis !
Azar Nafisi « Lire Lolita à Téhéran » (Béatrice)
Téhéran, 1979-2003 : tous les changements dans la vie d'une femme, une professeur universitaire qui prend l'audace d'enseigner la littérature américaine, ce qui lui vaudra son poste. Un livre très intéressant où l'on voit combien la littérature peut être libératrice, à travers cette professeur qui convie en secret ses élèves à des ateliers d'écriture et de lecture, leur permettant ainsi une liberté d'expression ailleurs impensable. Et grâce à ce livre, tout comme les étudiantes qu'on y croise, Béatrice a (re)découvert les grands de la littérature américaine !
Cette perle, parue en 2004, avait échappé aux bibliothécaires, mais on devrait trouver le livre très vite en rayon.
Régis Jauffret « Microfictions » (Dominique, Jean-Baptiste)
Et pour finir, un cas, Dominique et Jean-Baptiste sont d'accord pour le trouver à la fois insupportable par sa noirceur et son pessimisme, et pourtant très intéressant, parce que symptomatique et révélateur des malaises de notre société. Jetez-y un coup d'oeil !
Prochaine séance (et dernière avant la coupure estivale) le 16 juin
