RUE SANTA FE
Un documentaire de Carmen Castillo, France, 2006, 2h40, VO
Vendredi 30 mai 2008 à 19h30
« C’est un film sur l’engagement politique, au plus près de la vérité d’une femme chilienne, Carmen Castillo, qui survit à son
compagnon, Miguel Enriquez, chef de la Résistance contre la dictature de Pinochet, mort au combat, rue santa Fe, dans les faubourgs de Santiago du Chili, le 5 octobre 1974.
Au fil des rencontres avec les habitants de la rue Santa Fe, la famille, les amis, leurs vies, leurs visages, Carmen Castillo parcourt un chemin avec tous ceux qui ont combattu et ceux qui résistent encore aujourd’hui. »
La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice.
Cette soirée est organisée en partenariat avec l’association d’ex-prisonniers
politiques chiliens qui mettra en vente ses spécialités culinaires autour d’un buffet dès 19h.
De son côté, la bibliothèque ouvre ses rayons et vous propose quelques lectures autour du film de Carmen Castillo.
Commençons d’abord au plus près, par un livre de Carmen Castillo, justement, Un jour d’Octobre à
Santiago (Stock 2/Voix de femmes, 1980).
Autour du coup d’état militaire du 11 septembre 1973 :
Eduardo Castillo, Chili 11 septembre 1973 (Serpent à plumes, 2003). Il s’agit non pas du livre, mais d’un enregistrement, 5 CD, 5 heures d’écoute environ.
Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention
américaine au Chili (Seuil, 1973). Contient un choix de textes et documents.
Luis Sepúlveda, La folie de Pinochet (Métailié, 2003). Entre articles politiques, chroniques et littérature, le célèbre romancier chilien a écrit ses 21 courts textes à
la suite de l’arrestation du dictateur en Angleterre, en 1998.
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Jac Forton, Le Chili (Peuples du monde, 2002). Un guide très complet et bien documenté, de Arica à Puerto Williams. Carlos Liberona et Grégoire Korganow, Avoir 20 ans à Santiago du Chili (Alternatives, 2003) |
Et puis, évidemment, en passant, la littérature, pour mentionner quelques écrivains chiliens dont vous pourrez
trouver les livres à la bibliothèque.
Pour les poètes, vous connaissez tous Pablo Neruda (si ce
n’est que de nom, foncez sur le très beau Chant général, disponible également en espagnol) mais connaissez-vous Luis Mizón
(Voyages et retours, par exemple) ? En attendant que la bibliothèque fasse l’acquisition de livres du grand Vicente
Huidobro…
Des romanciers de renommée internationale, en vrac : Luis Sepúlveda donc ; mais aussi Hernán
Rivera Letelier (Le virtuose, son dernier roman traduit est excellent) ; l’auteur de romans policiers Ramon Diaz
Eterovic ; Antonio Skármeta et son fameux Une ardente patience (El cartero de Neruda, au rayon livres
en langues étrangères) ; les romans d’Isabel Allende (nièce de Salvador Allende) ; l’univers onirique, austral et maritime de
Francisco Coloane ; José Donoso et Jorge Edwards, deux véritables classiques ; Miguel Littin, ou encore le très baroque et magicien
Alejandro Jodorowsky…
Et puis on finit par celui avec qui on aurait pu commencer, un immense écrivain : Roberto Bolaño, avec, entre
autres, La piste de glace, Etoile distante, Les détectives sauvages et son colossal roman posthume, dont la traduction vient de paraître : 2666. En
espagnol : Nocturno de Chile.
Sur Internet, au moins un lien pour commencer : le très complet dossier sur France Culture sur "l'autre onze septembre", qui propose d'ailleurs une rubrique liens bien fournie. Pour plus d'informations sur
Carmen Castillo : le site Biblio Monde.
