Mercredi 30 avril 2008

Cesar Aira

Le manège

A. Dimanche, 2003

A Buenos Aires, pendant la crise, les vies entrecoupées de plusieurs
personnages qui rêvent et survivent.

Un épisode dans la vie du peintre voyageur

A. Dimanche, 2001

Lors d’un voyage dans la province argentine de Mendoza, un très célèbre
peintre allemand du XIXème siècle touche au secret dont il a toujours rêvé :
le point équidistant des horizons dans les plaines immenses de la Pampa.


Federico Andahazi

La villa des mystères

Gallimard, 2004

Pendant l'été 1816, la villa Diodati rassemble des hôtes illustres : Lord Byron, Percy et Mary Shelley, Claire Clarimont et le docteur Polidori, secrétaire privé de Byron. Ce dernier reçoit d'étranges messages et apprend l'histoire scandaleuse des jumelles Legrand, leur vie dissolue...


Mario Benedetti

Après des études au collège allemand de Montevideo, Uruguay, il devient dans ce pays d'employé public, d'employé de bureau, d'employé de banque, employé lui-même. Le triomphe de la révolution cubaine en 1960 détermine chez Benedetti un tournant décisif. Il s'engage, milite activement et ses écrits en témoignent (articles, chansons, discours, poèmes, romans).

 

Printemps dans un miroir brisé

Belfond, 1987

 

Hector Bianciotti

 

Curieux destin que celui qui a conduit ce fils d'estanciero de la province de Cordoba aux velours d'un fauteuil de l'Académie Française. Il est un des rares représentants d'un courant intimiste argentin puisé aux sources de son enfance et de sa jeunesse. C'est dans la vaine, mais vitale, tentative de comprendre ce qu'on est et sera par ce qu'on a vécu qu'est pour lui l'inépuisable trésor de l'écriture.

 

La nostalgie de la maison de Dieu

Gallimard, 2003

Un homme se rappelle de sa dernière rencontre avec son père, un violoncelliste, alors qu'il avait 16 ans et commençait sa carrière de pianiste. Sa mère étant morte à sa naissance, il a été élevé dans une maison de famille en Suisse par une gouvernante et a ensuite été confié à don Savine, le maître de son père.

   

Marcelo Birmajer

Histoires d'hommes mariés

Seuil, 2006

Recueil de nouvelles illustrant la difficulté en Argentine d'appartenir à la fois à la culture occidentale et hébraïque. Elles mettent en scène les quartiers juifs de Buenos Aires.

 

Arnaldo Calveyra

L'origine de la lumière

Actes sud, 1992

Un recueil pointilliste où le poète redonne vie aux hommes, aux paysages et aux éléments naturels qui participent tous de la même cosmogonie, celle de son enfance libre et heureuse en Argentine.

 

Si l'Argentine est un roman

Actes Sud, 1998

L'auteur s'interroge sur la dérive politique et idéologique de son pays. Comment le peuple argentin peut-il rester à ce point absent à lui-même, incapable de se relever ? Un texte à mi-chemin entre un roman et un essai.

 

Tony Cartano

Milonga

Albin Michel, 2004

Les enfants d'une lignée tumultueuse et d'une Argentine en ébullition ont vécu l'exil vers l'Europe. Trente ans plus tard, leur histoire et celle du pays qui les vit naître témoigne d'une perpétuelle rivalité.

 

Daniel Chavarria

Chavarria, écrivain uruguayen, a choisi de vivre et travailler à Cuba, comme pour prendre le chemin inverse par rapport à tant de ses pairs. C’est bien entendu opter pour un certain angle de vue sur l’Amérique latine, sa mise à sac, son aliénation. Doué d’une grande culture et d’une mémoire vive, sa thématique intègre l’histoire de la colonisation, la disparition des civilisations pré-ibériques, la perte des identités des uns et des autres au profit d’un insaisissable et planétaire Moloch assoiffé de sang et d’or.


L’oeil de Cybèle

Rivages, 2001

Au Ve siècle avant Jésus-Christ, dans la Grèce de Périclès, un curieux mendiant illuminé fonde une secte : l’Eglise de la Somme, s’associant pour cette entreprise avec la danseuse la plus courtisée d’Athènes. Sous la houlette de leur chef spirituel, prostituées, esclaves, affranchis et autres adeptes vont se mesurer au pouvoir des hommes en place pour retrouver une précieuse améthyste.

 


Un thé en Amazonie

Rivages, 1998

Pour la feuille d’un arbre à l’odeur nauséabonde et poussant en pleine jungle, on parcourt des milliers de kilomètres, on saute en parachute, on fait des recherches botaniques, on mobilise les sémiologues et surtout, on tue. Au nom de la raison d’Etat, les témoins gênants doivent disparaître.

 

Boomerang

Rivages, 1999

Quand, en l’an de grâce 1598, Philippe III monta sur le trône d’Espagne, dix mille écus d’or furent frappés à son effigie. Deux mille de ces écus portaient une marque supplémentaire due à l’orfèvre Fabrique Montero. Quatre siècles plus tard, un plongeur cubain en découvre soixante-dix-huit et veut les monnayer pour fuir le pays… Un roman policier émaillé de notations érudites.

 

La sixième île

Rivages, 2004

Polar mêlant 3 intrigues : Lou Capote, vole un détecteur de sous-marins atomiques à l’armée américaine pour l’entreprise ITT dans les années 50. Bernardo, orphelin uruguayen, élevé par des jésuites, surdoué en mathématiques fuit le couvent dans les années 40. Et la découverte d’un manuscrit de la confession d’Alvaro Mendoza, pirate sanguinaire, rédigée au 17e siècle.

 

Madrid, cette année-là

Rivages, 1999

Un récit autobiographique qui ressemble à une fiction Il faudra presque quarante ans au narrateur pour dénouer les fils de l’intrigue que constitue la vie de sa mère Gaby, s’y reconnaître dans ses différentes époques, ses amants, ses névroses.

 

 

Mario Delgado Aparain

La Ballade de Johnny Sosa

Métailié, 1994

En prenant le pouvoir, les militaires ont décidé de faire de Johnny Sosa, rocker dans un bar louche, un grand chanteur de boléro. Ils lui font faire un dentier et donner des leçons par un vieux ténor italien. Mais un jour, Johnny prend conscience de ce qu'on fait de lui et se révolte.

 

Rolo Diez

 

Exilé après « Vladimirevitch contre les uniformes », un violent pamphlet contre la sale guerre menée par les militaires argentins où il utilise la forme policière façon burlesque, l'écrivain argentin situera dorénavant ses romans dans son pays d'accueil, le Mexique - Mexico étant traitée comme la métaphore de toute métropole hispano-américaine en butte à la corruption, à l'arbitraire policier, et à toute la panoplie des maux bien partagés dans le cône sud. Sa créature est un flic « récurrent », Carlos Hernandez, lui-même pratiquant toutes les formes de délinquance afin de financer l'action de la justice.

 

Vladimir Illitch contre les uniformes

Gallimard, 1992

 

In domino veritas

Gallimard, 2003

A Mexico, au milieu des années 1990, Ardilla, un orphelin, devient délinquant. Avec son copain Mocho, il se spécialise dans le braquage des taxis pour finir dans la livraison de drogue pour une personalité locale. Mais Mocho, avec ses rêves de grandeur, trouve la mort dans le détournement d’un chargement de drogue alors qu’Ardilla se retrouve traqué.

 

Poussière du désert

Gallimard, 2001

Tijuana, à la frontière Mexique-Californie. Hernandez, inspecteur de Mexico, escorte le cercueil d’une jeune fille morte lors d’une partie dans des circonstances que la police ne souhaite pas élucider. Le corps fait l’objet de diverses convoitises. Entre les notables à ménager, la pègre, la police et aussi ses deux familles, la légitime et l’autre, Hernandez finit par élucider l’affaire.

 

Chats de gouttière

Gallimard, 1998

 

Lune d’écarlate

Gallimard, 1998

Mexico, début des années 90. Julio Cesar est un repris de justice qui résoud ses problèmes à sa manière, c’est-à-dire au coup par coup. Le hasard va mettre sur sa route la jeune Scarlett, dans l’attente du prince charmant, qui l’extirpera de son deux pièces et de l’agence de voyages qui l’emploie…

 

Le pas du tigre

Gallimard, 1994

Un sombre trafic de prostituées où sont impliqués de hauts fonctionnaires de police, dans le Buenos Aires de la fin des années 80.

 

 

Alicia Dujovne Ortiz

Femme couleur tango

Grasset, 1998

Au début du siècle, Mireille part pour l'Argentine où un certain monsieur Henri lui a promis la gloire. En fait, elle suit, comme nombre de ses compatriotes, le "chemin de Buenos Aires", célèbre filière de la traite des blanches. Elle y découvre le tango, devient danseuse, patronne de bordel et maîtresse du chanteur Carlos Gardel avant de revenir terminer ses jours en France.

 

Buenos Aires

Champ Vallon, 1984

 

 

Sylvia Iparraguirre

La Terre de Feu

Métailié, 2002

En 1830, les Anglais emmènent à Londres un Indien Yamana du cap Horn, Jemmy Button, dans l'espoir d'en faire une tête de pont pour une colonie anglaise. Il se lie d'amitié avec le narrateur, John William Guevara, le mousse du bateau. L'expérience est un échec, elle se termine par un procès fait aux Malouines aux Indiens Yamana par des missionnaires anglicans.

 

 

Carlos Liscano

 

Condamné par le régime militaire, l’écrivain uruguayen passe treize ans en prison, où il subit la torture. Libéré en 1985, il s'exile en Suède. Depuis 1996, il vit entre Montevideo et Barcelone. Liscano a commencé à écrire en prison : romans, récits, nouvelles, poésies, théâtre.

 

La route d'Ithaque

Belfond, 2005

Dans les années 1990, Vladimir se rend de Barcelone à Stockholm en train. Il se rappelle les événements qui l'ont conduit de son Uruguay natal à la Suède, dans laquelle il a suivi Ingrid, rencontrée au Brésil. En Suède comme au Brésil, il est confronté à la surexploitation. Aussi refuse-t-il le rôle de mari et de père d'une petite fille qu'Ingrid voudrait lui imposer.

 

 

Tomás Eloy Martínez

Le chanteur de tango

Gallimard, 2006

Un roman qui est aussi un guide, un texte hybride qui offre un parcours unique à travers Buenos Aires et son histoire, un voyage dans l'espace et dans le temps qui plonge le lecteur dans l'univers mythique de la ville, notamment dans la littérature de Borges et dans le monde du tango.

 

Elsa Osorio

Luz ou Le temps sauvage

Métailié, 2002

A 20 ans, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines : elle se lance dans une enquête qui lui fera découvrir qu'elle est la fille d'une militante de gauche, morte peu après sa naissance en prison, et confiée à la famille d'un des dignitaires de la

 dictature argentine. Une histoire qui éclaire cette sombre période de l'histoire de l'Argentine.

 

 

Manuel Puig

 

C'est un scénariste argentin «raté» qui s'est converti au roman et a conservé pour le cinéma rancœur et amour. Le cinéma est dans son œuvre un simple levier qui permet de soulever la réalité humaine - la face «fleur bleue» qu’a toute vie- pour la mettre en question, I’occasion d’une double mise en abyme : de la littérature par le cinéma, et inversement. La présence du film est commune à tous les romans de Puig. Le film, nous dit-il, est devenu un élément de notre langage, nous nous exprimons par son truchement, c’est devenu un tic social que de se raconter des films, mais à chaque fois, c’est nous qui en sommes les protagonistes, nous avons opéré une substitution. 

 

Les Mystères de Buenos Aires

Seuil, 1975

Le baiser de la femme-araignée

Seuil, 1996

Dans une cellule de Bueonos Aires, deux hommes très dissemblables : Valentino, un guérillero urbain, Molina, un étalagiste arrêté pour détournements de mineurs. Le soir, pour tuer le temps, Molina raconte des films à son
compagnon. Aux termes de ces récits, ils ne seront plus tout à fait
les mêmes.


 

 

Juan José Saer

Écrivain argentin résidant en France à partir de 1968, Juan José Saer, tournant dès ses débuts le dos à l'école réaliste magique qui dominait alors les lettres latino-américaines, chercha son chemin entre formes narratives innovantes, langue poétique, érudition et jeux sur la temporalité.

 

Cicatrices

Seuil, 2003

Dans ce roman publié pour la première fois en 1969, Luis Fiore, un ouvrier métallurgiste assassine sa femme un premier mai. Cet événement relie quatre histoires racontés par les quatre personnages de ce roman : Angel un adolescent livré à lui-même et fou de lecture, un joueur qui perd tout, tout en écrivant des essais, un juge obsédé par les gorilles et Fiore.

 

Les nuages

Seuil, 1999

Pigeon, personnage central de l'oeuvre de Juan José Saer, reconstitue sur son ordinateur l'histoire d'un étrange voyage entrepris en 1804 à travers la pampa par cinq fous, un psychiatre, une escorte de soldats, un colporteur et trois putains.

 

 

Osvaldo Soriano

 

Il vécut à l’image de ses personnages : telle pourrait être l’épitaphe d’Osvaldo Soriano, ancien footballeur professionnel, éternel exilé, clandestin bourlingué de part et d’autre de l’Atlantique. Créateur d’un univers littéraire comme reflet de cette Argentine des années noires, il passa cette réalité au filtre d’un humour très portègne, et imagina de burlesques fictions qui dérapent facilement vers la tragédie.

 

Une ombre en vadrouille

Grasset, 1994

Dans l'Argentine des années 90, un homme, le narrateur descend d'un train, sans un sou en poche. Qui est-il? Où va-t-il? Il marche et sur sa route, il rencontre des personnages perdus comme lui, un astrologue, une voyante, un curé maître chanteur...

 

 

Javier Torre

Les Nuits de Maco

Alinéa, 1991

Cette vaste chronique familiale qui se déroule sur une trentaine d'années, retrace en fait la vie de plusieurs générations d'émigrants irlandais en Argentine, à travers le regard étonné et rêveur d'un enfant.

 

 

Hector Tizon

 

Ce qui frappe à la lecture des quatre romans traduits, parmi une œuvre d’une dizaine de livres, c’est la très grande unité thématique et stylistique. Littérature compassionnelle portant témoignage sur la condition d’une population abandonnée par les pouvoirs, celle qui vit sur les hauts plateaux désertiques du nord-ouest argentin, la province de Jujuy que Tizon ne quitta que pour un exil forcé en Espagne.

 

Lumière des cruelles provinces

Serpent à Plumes, 1999

Au début du XXe siècle, Rossana et Giovanni quittent un pauvre village d'Italie pour Buenos Aires. Ils arrivent, par recommandation, à travailler dans un domaine abandonné du nord-ouest du pays. Veuve, Rossana, épouse alors le vieux propriétaire. Juan, le fils, devient un notable de province, sa mère vivant résignée face à sa destinée.

 

 

Le voyage

Actes Sud, 2003

En Argentine, dans un village traversé par un fleuve, un vieil homme débarque un jour en pirogue et s'installe dans un vieil entrepôt, travaillant juste pour s'offrir ses rations quotidiennes de gin et perdre aux dés. Deux orphelins s'attachent au vieil homme et lui demandent jusqu'où va le fleuve. Il tente alors d'expliquer la mer aux enfants qui n'ont jamais quitté l'enceinte du hameau.

 

 

 

publié dans : Bibliographies
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