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                        Club des lecteurs le samedi 17 mai à 10h

Lundi 12 février 2007

 Devinettes


Le Livre
Il est une belle prairie,
Où, parmi des milliers d’agneaux blancs,
Courent de noires brebis,
Et leur berger est pareil à un ange.

 

 
 

Le Couteau
J’ai vu une bête fauve inanimée,
Armée d’un croc comme un chien ;
Elle dévore sans pitié la chair des hommes
Et met en pièces tout être vivant.

 

 

Le Monde
Il est une auberge
Sur la route des passants ;
Des inconnus viennent y descendre,
Et ceux qui y demeurent s’en vont.
Celui qui arrive, on le comble d’honneurs :
Celui qui part, on le dépouille.
Et on lui prend, non point une partie de ses biens
Mais tout ce qu’il possède.
 

Nersès le Gracieux

1101-1173

 

 

Nersès le Gracieux est considéré comme l’un des plus grands écrivains de langue arménienne. Il vécut à l’époque du roi Léon le Magnifique, à l’apogée du royaume arménien de Cilicie. Alors que le Vème siècle est considéré comme l’âge d’or de la civilisation arménienne, le XIIème siècle est considéré comme l’âge d’argent dont Nersès est une des figures emblématiques.
Elu Catholicos, c’est-à-dire chef religieux de l’Eglise arménienne, il l’a réformera profondément. Hormis les ouvrages religieux écrits en arménien classique, Nerès le Gracieux rédigea des sortes de devinettes ou d’allégories qui sont les premiers textes en langue populaire qui soient conservés.
Du 21 septembre 2006 au 14 juillet 2007, la France fête l’Arménie dans le cadre de l’Année de l’Arménie en France, sous le titre : Arménie, mon amie.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations relatives à cette manifestation nationale sur le site internet : www.armenie-mon-amie.com.

Poèmes choisis par BERNARD.

par Bibliothèque municipale publié dans : Poème du mois
Samedi 10 février 2007

Club des lecteurs

Les livres dont on a parlé ce matin :


Textes lus enregistrés (CD) :

Valérie Rouzeau lit ses poètes
Le Temps qu'il fait
2003

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Documentaires :

La légende de la Terre / Yves Lacoste
Flammarion
2000

Ti'Paille en queue / William Luret
A. Carrière
2004

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Romans :

La maison aux esprits / Isabel Allende
Fayard
1994

Un nid pour quoi faire / Olivier Cadiot
POL
2007

La disparition de Richard Taylord / Arnaud Cathrine
Verticales-Phase deux
2007

La route de Midland / Arnaud Cathrine
Verticales
2001

Les yeux secs / Arnaud Cathrine
J'ai lu
1999

Extrêmement fort et incroyablement près / Jonathan Safran Foer
Ed. de l'Olivier
2006

Tout est illuminé / Jonathan Safran Foer
Ed. de l'Olivier
2003

Le Livre des nuits / Sylvie Germain
Gallimard
1985

Microfictions / Régis Jauffret
Gallimard
2007

Asiles de fous / Régis Jauffret
Gallimard
2005

Fragments de la vie des gens / Régis Jauffret
Gallimard
2001

Lambeaux / Charles Juliet
POL
1995

L'histoire de l'amour / Nicole Krauss
Gallimard
2006

Rhésus / Héléna Marienské
POL
2006

Les adolescents troglodytes / Emmanuelle Pagano
POL
2007

Le parfum d'Adam / Jean-Christophe Rufin
Flammarion
2007

Rouge Brésil / Jean-Christophe Rufin
Gallimard
2001

Le retour / Bernhard Schlink
Gallimard
2007

Le liseur / Bernhard Schlink
Gallimard
1996

Le père de la petite / Marie Sizun
Arléa
2005

Rue Katalin / Magda Szabo
V. Hamy
2006

La porte / Magda Szabo
V. Hamy
2003

Tours et détours de la vilaine fille / Mario Vargas Llosa
Gallimard
2006

La Tante Julia et le scribouillard / Mario Vargas Llosa
Gallimard
1985


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Bandes dessinées :

Le combat ordinaire. 1 / Manu Larcenet
Dargaud
2003

Le combat ordinaire. 2, Les quantités négligeables / Manu Larcenet
Dargaud
2004

Le combat ordinaire. 3, Ce qui est précieux / Manu Larcenet
Dargaud
2006

Magasin général. 1, Marie / Régis Loisel, Jean-Louis Tripp
Casterman
2006

Magasin général. 2, Serge / Régis Loisel, Jean-Louis Tripp
Casterman
2006

La débauche / Pennac ; ill. Tardi
Futuropolis
2000

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par Bibliothèque municipale publié dans : Club de lecteurs
Samedi 20 janvier 2007

 

 

© THIERRY MAGNIER

point de côté

Auteur : Anne PERCIN

Editeur : Thierry Magnier

Année : 2006

Public : ados-adultes

Thème(s) : adolescence ; deuil ; mal-être ; relation amoureuse

Pierre a 17 ans. Sept ans plus tôt, son jumeau est mort dans un accident de voiture, et depuis, la vie de toute sa famille est comme suspendue au dessus d'un gouffre de peine. Alors Pierre prend une décision : il mettra fin à ses jours à l'âge de 20 ans, mort qu'il prépare soigneusement en s'imposant de courir jusqu'à l'épuisement.

L'auteur décrit avec une empathie extraordinaire tous les tourments de son héros. Malgré son désespoir morbide, Pierre avance, par l'écriture, et par une certaine forme de torture physique. Finira-t-il par aller au-delà de sa peine, pour renaître à une autre vie ?

Un court roman bouleversant.

par Bibliothèque municipale publié dans : Conseils de lectures
Samedi 20 janvier 2007

 Hiver désolé –
noir de corbeau
neige d’aigrette

 


Plus émouvantes encore
à la lumière des lanternes
les prières des nuits froides

 


Un oiseau crie –
le bruit de l’eau noircit
autour de la nasse

 

 

Yosa Buson
1716-1783

 

En passe de devenir ici un gadget littéraire à la mode, le haïku est à l’origine un des fondements de la poésie japonaise. Petite touche impressionniste, il évoque en trois vers et 17 syllabes (5/7/5) un sentiment fugace, une impression volatile, un sentiment profond… Parfois grinçant d’humour, il ne rechigne pas à la moquerie légère, mais aussi à l’évocation du désespoir.

A l’époque impériale, le haïkaï (au singulier) signifie « poème libre » c’est à dire échappant à la surveillance des autorités. Il est le premier maillon d’un jeu littéraire à plusieurs, où chacun ajoute son couplet, dans un contexte de philosophie bouddhique zen des moines guerriers. Souvent attaché à une saison, il évoque le temps qui passe et les métamorphoses de l’âme. Il joue aussi avec la métaphore basée sur les symboles de la nature. Au Japon, sa forme plastique est aussi un élément important car les idéogrammes se répondent dans leur forme, de même que leur sonorité équivaut à nos rimes.

Le haïku compte parmi ses maîtres de célèbres auteurs depuis le 17e siècle, comme Bashô (1644-1694) et beaucoup d’autres tels Buson (1716-1783), Shiki (1867-1902). Objet d’un succès international, il est pratiqué au Japon comme l’ikebana (l’art du bouquet), tel un loisir philosophique.

Poèmes choisis par CATHERINE.

par Bibliothèque municipale publié dans : Poème du mois
Jeudi 21 décembre 2006

En janvier et février 2007, la bibliothèque accueille les photographies aériennes par cerf-volant d'Yves RAMEAUX.

Venez redécouvrir votre ville sous toutes ses coutures ... 

(tout public)   

 

Exposition 

ROMAINVILLE

vue du ciel

 

Radiologue, installé à Romainville et originaire du Jura, Yves Rameaux est un passionné. Il a imaginé un système ingénieux, inspiré des travaux du photographe Arthur Batut au XIXème. Tandis que son appareil photo se balade dans le ciel, porté par un cerf-volant, Yves RAMEAUX mitraille avec une télécommande et part à la chasse aux images.

 

Avec son dispositif, il a pris des photos aériennes de Romainville que vous pourrez découvrir à la bibliothèque.

 

 

Photographier depuis le ciel…
mais alors comment on s’y prend ?

 

Moins coûteux de l’hélicoptère, il y a le cerf-volant.
Un bon cerf-volant, bien sûr, ayant une surface de toile suffisante – de 1 à 6 m² - tendue sur une armature et maintenue en équilibre dans le vent par des brides ou par une quille, situées directement sous le cerf-volant et créant un point d’attache.
Le fil reliant le cerf-volant à son « pilote » mesure jusqu’à plusieurs centaines de mètres… Au sol, le pilote manœuvre, lâche du fil pour prendre de l’altitude, rembobine pour redescendre, stabilise, déplace… et maintient fermement le fil : la traction est si forte qu’il doit porter des gants !
Naturellement, une difficulté de taille est de trouver la stabilité nécessaire. Il est possible de calculer la force de traction, d’autant plus importante que le vent est fort et le cerf-volant est grand. Si le vent est faible, on utilisera un grand cerf-volant en toile très fine et à armature légère… mais dont la manipulation est délicate. Par grand vent, ce sera un cerf-volant petit et robuste. Toutefois, au-delà de 40 km/h, mieux vaut renoncer à l’appareil photo.

Eh oui, l’appareil photo.
Règle de base, il ne doit pas être fixé sur le cerf-volant lui-même : il serait trop instable. De fait, il est attaché sur le fil, à une quarantaine de mètres en dessous du cerf-volant. Télécommandé depuis le sol, l’appareil peut être orienté et élevé jusqu’à 800 mètres d’altitude.
Evidemment, la prise de vue est une affaire délicate, voire riche en suspens…  évaluer d’avance le sujet et comment le photographier, en fonction de l’altitude, de l’éclairage, du vent… Avec de l’entraînement, et aussi une bonne intuition, on obtient des images… de haut vol.
Histoire, technique, ficelles…


Les réponses et conseils d’Yves Rameaux :

 

C’est génial d’avoir eu l’idée d’accrocher un appareil photo sous un cerf-volant !
« Non, ça n’a rien de génial ni d’original. Le génie c’était un français, il y a plus de cent ans ! C’est en 1888, à Labrugière, dans le Tarn, que le photographe Arthur Batut eut l’idée de fixer un appareil sous un cerf-volant. Un appareil à plaques de verre construit par lui-même pour qu’il soit très léger. Le déclenchement de l’obturateur était commandé par une mèche d’amadou et, naturellement, il fallait redescendre tout le système après chaque vue pour changer de plaque et réarmer.
L’invention et le principe furent décrits dans une publication de « La Nature », la grande revue scientifique de l’époque, ce qui déclencha de nombreuses vocations. L’armée française eut un service spécial de photographie par cerf-volant jusqu’à l’arrivée de l’aviation. »

Comment faites-vous pour viser ?
« C’est l’un des points délicats de l’opération, mais cela présente aussi un petit côté excitant. Les erreurs d’appréciation sont fréquentes, et l’on attend toujours avec une certaine anxiété le retour des photos du labo.
L’habitude et l’intuition jouent un rôle certain. Ainsi, pour orienter l’appareil dans le plan vertical, c’est-à-dire déterminer son angle de plongée, on peut prendre des repères de base. Par exemple, une plongée de 12°, avec un objectif de 35 mn donne des vues sur lesquelles l’horizon est proche du bord supérieur de l’image, d’où une surface de ciel réduite. Pour l’orientation horizontale, on peut s’aider d’une baguette de bois d’environ 50 cm de long, solidaire de l’appareil et qui matérialise l’axe optique. Cette baguette reste visible depuis le sol jusqu’à 200 mètres d’altitude. Au-delà, on peut utiliser des jumelles. Il n’en reste pas moins que sur un sujet intéressant, il est toujours bon de doubler ou de tripler chaque vue, par sécurité. »

Jusqu’à quelle altitude peut-on monter le matériel ?
« Dans l’absolu, il n’y a pas vraiment de limite : le record d’altitude d’un cerf-volant (il y a bien longtemps) se situe autour de 10 km !
Ce qui gêne le plus dans ces tentatives de très haute altitude, c’est le poids du fil (des kilomètres de fil, ça finit par peser lourd !). Il est alors parfois nécessaire d’ajouter un cerf-volant supplémentaire pour aider le premier. En outre, avec la densité de circulation aérienne actuelle, ce genre d’expérience n’est pas vraiment recommandé. Avec les fils modernes très fins mais très résistants, on peut facilement dérouler 1 km de fil. Mais le cerf-volant n’est plus qu’un point minuscule dans le ciel et l’appareil photo introuvable, d’où des prises de vues au pif !
En fait, le domaine courant de la photographie par cerf-volant est compris entre 50 et 400 mètres, les images les plus intéressantes étant généralement réalisées autour de 100 mètres d’altitude. »

Et si ça tombe ?
« Si ça tombe… ça casse ! »


(article paru dans Chasseur d’images)

 

 
Aux côtés de l'exposition des photographies d'Yves Rameaux, retrouvez l'exposition Aérographismes de l'IGN :
 

cliquez sur l'image pour plus de détails sur l'exposition

Exposition 

"Aérographismes"

 

Exposition de photographies aériennes de l'IGN, images insolites du paysage, devenues de véritables tableaux d'art ...

 

(tout public)

 

 

par Bibliothèque municipale publié dans : Animations
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