Prochaines dates...
Histoires à s'en retourner les oreilles - contes, avec Julien
Tauber
Mercredi 14 mai à 10h à l'espace
Cachin
Club des lecteurs le samedi 17 mai à 10h
le vendredi 30 juin 2007
à 20h à la Salle des fêtes
(Mairie de Romainville)
la Bibliothèque vous invite à un spectacle enchanteur
D'une terre à l'autre

avec Theresa AMOON
(spectacle tout-public à partir de 10 ans)
Pourquoi certaines personnes sont-elles attirées par les pays lointains au point de quitter maison et famille pour s'installer ailleurs ? Ces 'changeurs de destins' emportent souvent dans leurs bagages des histoires qui sont transmises des parents aux enfants, puis remodelées par les générations suivantes. Theresa Amoon, d'origine libanaise, née et élevée à l'étranger, raconte des histoires qui ont voyagé entre l'ancien et le nouveau monde, entre le Moyen-Orient et l'Occident, celles qui tissent le petit et grand quotidien. Ici les contes traditionnels et les récits de vie se reflètent et se répondent, apportant ainsi un regard sur tous ceux qui ont osé un jour franchir le seuil de leur porte...
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Renseignements et réservations au 01 71 86 60 10, en cliquant sur AJOUTER UN COMMENTAIRE ou en nous contactant par mail : bib.jeunesse@ville-romainville.fr ou bib.adultes@ville-romainville.fr .
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Il y eût d’abord des discussions autour du prix France Inter, et surtout autour des
Jean-Baptiste a bien aimé « L’explosion de la durite », de Jean Rolin, récit d’un voyage épique des banlieues parisiennes jusqu’à Kinshasa par mer, et qui en fait est une sorte d’hommage et de réécriture d’un classique, « Au cœur des ténèbres », de Joseph Conrad. De ce dernier auteur Amélie avait lu « Lord Jim », et l’avait aimé, pour la noblesse de cœur des personnes, la valeur de leur parole, et l’art subtil de Conrad, capable de vous entraîner dans une lecture palpitante grâce à un grand sens de la progression du récit.
Pour revenir à Jean Rolin, Jean-Baptiste avait beaucoup aimé « Terminal frigo » (récit de ses voyages dans les ports français), et Dominique pas du tout : serait-ce lié à une lecture masculine opposée à une lecture féminine ? Mais comme c’est Jean-Baptiste qui rédige le présent compte-rendu, on s’en tiendra à cette évidence que « Terminal frigo » est un livre... magnifique.
Emmanuel Carrère « Un roman russe » (Edith, Béatrice F.)
Ce livre n’a trouvé grâce aux yeux d’aucune de ses deux lectrices. Ennuyeux étalage impudique, prise à témoin du lecteur dans un problème familial de l’auteur qui ne concerne pas ses lecteurs... Y aura-t-il d’autres lectures plus enthousiastes de ce roman qui a reçu de bonnes critiques dans la presse ?
Pierre Guyotat « Coma » (Dominique)
Déprimant, si vous voulez broyer du noir cet été... on s’attendait que Dominique, en commençant comme ça, nous interdise de lire cet ouvrage ténébreux. Eh bien pas du tout, elle veut absolument nous faire broyer du noir sur la plage : en fait Guyotat est un écrivain de premier ordre, avec une écriture extraordinaire. Ce texte, qui a quelque chose d’initiatique, parle de son propre et douloureux accouchement, ainsi que celui de son auteur. C’est très troublant, et ça remue.
Muriel Barbery « L’élégance du hérisson » (Dominique., Edith, Isabelle)
Un bel exemple de ces livres dont le succès est assuré par le bouche à oreille. Isabelle et Dominique l’ont adoré, Edith un peu moins.
A noter que le mari de l’auteure anime un site oulipien très intéressant, avec des jeux littéraires : http://www.barbery.net/
Magda Szabo « La porte » (Adrienne, Amélie, Edith)
Passionnant, une écriture magnifique, ce roman d’une écrivain hongroise des années 60 récemment découverte en France n’en demeure pas moins mystérieux, énigmatique, ardu à comprendre, à l’instar de son personnage central, une domestique très intrigante. Où est le fond des choses ? On avait aimé, de la même auteure, « Rue Katalin » (voir comptes-rendus précédents).
Gherasim Luca par Gherasim Luca (Adrienne, Amélie)
Plus elle l’écoute plus elle l’aime, Adrienne, et elle n’en parle plus qu’avec passion ! Amélie est en train de découvrir ce poète hors normes, il est vrai que cela demande plusieurs écoutes (ce sont des textes lus par l’auteur) pour que tout prenne son sens génial. Adrienne a passé en revue tous les poèmes, du « Quart d’heure de culture métaphysique » à « Passionnément » (une extraordinaire déclaration d’amour, à mettre entre les oreilles des garçons timides). On devrait appeler « Gherasim Luca » la future médiathèque, non ?
Des renseignements sur l’auteur :
Mo Hayder « Tokyo » (Dominique)
Jean n’avait pas aimé, Dominique (pas fan de polar) non plus : on passe.
(Suit une discussion autour des critiques à la radio et dans la presse, avec lesquelles on n’est pas forcément d’accord, voir... jamais, comme Béatrice et son mari vis-à-vis du « Masque et la plume ». Mais bon, même entre nous, on n’est pas toujours du même avis, heureusement, par exemple Amélie avait trouvé ennuyeux le film « Les climats » de N. B. Ceylan, qu’en revanche Jean-Baptiste avait trouvé beau et contemplatif. Bon, puisque c’est lui, vous le savez bien, qui rédige le compte-rendu, on en conclut que c’est un film « beau et contemplatif », c’est pas plus compliqué que ça. Hum...
Souâd « Brûlée vive » (Adrienne, Amélie)
Un témoignage (vécu) sur un crime d’honneur en Jordanie. Adrienne et Amélie l’ont bien aimé. C’est un livre très demandé à la bibliothèque.
Jonathan Safran Foer « Tout est illuminé » (Catherine, Adrienne, Sonya, Dominique)
Un cas délicat. Pardon Dominique, mais il faut bien avouer que Catherine n’aime pas trop. Ecriture d’ordinateur... ah non ! Chef d’œuvre ! Adore ! Réalité trop fulgurante pour entrer dans le langage ! Ré-vé-la-tion ! Et, si je peux me permettre de l’ajouter, passion lyrique, presque mystique, de Dominique quand elle parle de cet auteur américain. (A un moment de la diatribe de Dominique, j’ai surpris Adrienne se pencher à l’oreille de Catherine pour lui demander « on parle bien du même livre ? »). A lire, donc.
Nicole Krauss « L’histoire de l’amour » (Sonya) Ne croyez pas qu’on puisse s’éloigner si vite de l’ami Foer : Nicole Krauss est son épouse... Sonya aime Foer, elle aime beaucoup Krauss. Mêmes thèmes, mêmes sujets, mêmes serruriers... mais avec un regard différent, comme une variation. Un couple qui fait parler de lui, au club.
J-C Grangé « Le serment des limbes » (Jean)
Voilà un thriller à la fois divertissant et très suggestif, mettant en scène deux brillants amis, Luc et Matthieu, l’un à la tête des stups, l’autre à celle de la crim’. Amitié, crime, mensonge, manipulation, forces obscures...
Elle a beaucoup aimé ce roman, qui est une parodie du pouvoir municipal de New York. La narratrice, fonctionnaire, est harcelée par ses supérieurs, aussi bureaucratiques qu’incompétents. Lorsqu’elle est licenciée, elle fait une drôle de rencontre : le Golem lui apparaît pour lui dire « Toi devenir maire de New York »... S’en suivent des aventures délirantes.
Hélas ce roman n’est pas dans les rayons de la bibliothèque, en attendant on trouvera d’autres titres de la même auteure : « Le châle », « Lévitation », « Un monde vacillant » et « Le rabbi païen ».
Gérard Mordillat « Les vivants et les morts » (Edith, Sonya, Dominique)
Tout le monde a adoré cette fresque du monde ouvrier frappé par les délocalisations et autres pandémies modernes. Très belles figures féminines, et un sens émouvant de l’amitié qui transparaît dans ces pages.
L’auteur est aussi celui des « Origines du christianisme », série documentaire d’abord diffusée sur Arte et maintenant disponible en DVD (dommage que la bibliothèque n’a pas de DVD !)
Daniel Odija « La scierie » (Adrienne)
Décidément, Adrienne a des coups de cœur. Ce roman, qui a pour cadre le fin fond de la Pologne immédiatement après la fin du communisme, met en scène un homme résolu à réussir et y parvenant. L’histoire en elle-même n’est peut-être pas très attractive, mais la très grande force du roman tient à son extraordinaire pouvoir d’évocation poétique. Cela donne envie de la lire quand Adrienne parle des premières pages, qui décrivent un orage, mais le décrivent d’une manière sublime.
Une très belle BD coréenne, qui met en relation les vies de femmes de la campagne avec les cycles de
Du même auteur Catherine avait apprécié « La bicyclette rouge ».
C’est peut-être une belle piste d’entrée pour qui n’a jamais trop lu de BD.
Et voilà !
Jean-Baptiste
le samedi 16 juin 2007
à 20h30 à la Salle des fêtes de la Mairie de Romainville
Pause... l'art de prendre le temps

Concert littéraire
Frédéric Pagès : voix et choix des textes
Pascal Pallisco : accordéon et composition musicale
(public ados-adultes, entrée libre)
En notre époque de surmenage, d’agendas surchargés et de courses folles vers on ne sait quels mirages, il est salutaire de lire ou de relire ces auteurs qui nous invitent à ralentir l’allure, à savourer l’instant, à prendre le temps.
Rien n’est plus joyeusement subversif que ces pages d’écrivains connus ou secrets qui nous incitent à déserter les champs de bataille de l’agitation stérile, à cesser d’être des petits soldats dociles de la « consoproduction » pour devenir les artisans-poètes de nos propres existences.
Pause c’est une oasis dans le tumulte des jours, une respiration poétique, un moment privilégié de dégustation littéraire et musicale. -
Avec la complicité des écrivains Paul Lafargue, Robert-Louis Stevenson, Antonio Machado, Federico Garcia Lorca, Kazimir Malevitch, Mario de Andrade, Jean Paul de Dadelsen, Omar Khayam...
Plus d'informations sur http://www.grand-babyl.info et http://www.myspace.com/fredericpages
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Renseignements et réservations au 01 71 86 60 10, en cliquant sur AJOUTER UN COMMENTAIRE ou en nous contactant par mail : bib.adultes@ville-romainville.fr . -
Les animations prévues dans votre bibliothèque municipale, autour du thème du temps, s'inserrent dans l'édition 2006-2007 de Hors Limites. Téléchargez le programme complet de ces animations en cliquant sur la vignette ci-contre, ou demandez le programme à votre bibliothèque préférée !
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avec Nouka Maximoff
le mercredi 20 juin 2007 de 10 à 11h
à la bibliothèque
à partir de 6 ans - entrée libre - réservation conseillée

Devenue grande, Nouka se souvient des histoires que se racontaient ses ancêtres tsiganes au cours des veillées. Elle interprète aussi les contes écrits par son père, Matéo Maximoff.
Voici pour nos oreilles de gadji : "La petite note de musique", "Le petit violoniste" et "Tikla et le diable".
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Charles Baudelaire (1821-1867)
Les fleurs du mal
Charles Baudelaire est né à Paris en 1821, dans une famille fortunée. Il perd son père à l'âge de sept ans et sa mère se remarie avec le commandant Aupick, avec lequel il sera en conflit ouvert toute sa vie. Très rapidement, Baudelaire se rebelle contre l'ordre établi. Il est renvoyé du lycée Louis le Grand et embarqué de force, sur ordre de son beau-père, sur un bateau en partance pour les Indes. A son retour, il mène une vie de dandy et se consacre à la traduction des oeuvres d'Edgar Poe. En 1857 paraissent Les fleurs du mal. Ce recueil, qui exalte la beauté mais aussi la perversité et la souffrance, et qui rejette l'idéal bourgeois triomphant du XIXème siècle, fait scandale au point que l'ouvrage est condamné. Dans Les fleurs du mal, Baudelaire initie de nouveaux thèmes poètiques comme la ville, le mal, la révolte ou le spleen qui aboutit inexorablement à la mort. Baudelaire reste un poète romantique mais annonce le symbolisme.
Il meurt prématurément, en 1867, rongé par l'alcool, la drogue et la maladie. Il laisse une oeuvre unique, dont Les fleurs du mal reste le recueil fondateur d'une poésie aux codes résolument modernes.


