Prochaines dates...
Histoires à s'en retourner les oreilles - contes, avec Julien
Tauber
Mercredi 14 mai à 10h à l'espace
Cachin
Club des lecteurs le samedi 17 mai à 10h
Edith, Dominique – Charif Majdalani : Caravansérail
Début du 20ème siècle, dans un Soudan en bouleversement, un libanais est en mission pour l’armée britannique. Bon, drôle de mission, de quoi s’agit-il au juste, sait pas trop, l’important c’est que notre homme se trimballe dans un palais arabe tout ce qu’il y a de plus tarabiscoté, mais démontable, puisqu’il se déplace en chameau…
Cette histoire, cette épopée (le narrateur est le petit-fils du protagoniste) a beaucoup plu à Edith et à Dominique. Amusante, ironique, pétillante, tout ce que vous voulez, il y a des envolées lyriques à l’orientale, les tribulations nonchalantes d’un caravansérail dans les déserts…
Dominique – Alaa el-Aswany : Chicago
Ou la transposition à Chicago de L’immeuble Yacoubian, précédent et réussi roman de l’auteur. Donc, même structure (une chapitre – un personnage monologuant), même acuité jouissive, mais non plus le chatoyant tissu social du Caire, mais la vie des égyptiens à l’université de Chicago. On a aimé le premier, on aimera celui-là… en espérant que le filon saura s’arrêter à temps.
Elisabeth – Sami Tchak : Place des fêtes
Une claque. Dans le genre ça décape, pas de concession et no future pour tous. Surtout si vous avez des préjugés, parce que là… C’est un portrait au vitriol des Noirs de France, mais aussi des Blancs, des Arabes, etc. Dans un style célinien, familier, oral (chaque titre de chapitre s’annonce par un « putain de… ») sont dépeints les rapports incestueux du narrateur avec sa sœur, avec sa mère prostituée, et puis le père qui se retrouve dans un rôle de femme au foyer… Radical, pas correct, ça cogne.
Tony – Giolarda Sapienza : L’art de la joie
On en parlait la dernière fois, mais ce n’est pas un livre pour quelques jours, à lire en mangeant du chocolat… Tony l’a terminé et confirme à quel point c’est un livre remarquable, essentiel, sur la liberté, et la haute lutte qu’elle exige de nous, sur l’art de la rencontre, magnifiquement rendu par Sapienza. En écho au livre de Sami Tchak, c’est une autre manière de renverser les préjugés, d’envoyer balader les bonnes idées au miel et autres pensées en rond.
Adrienne – Le Clézio : La quarantaine
Mais qui fera aimer Le Clézio à Adrienne, qui lui enlèvera ces mots de répétitif, trop descriptif, toujours la même chose, trop long, pfff ?
Adrienne, toujours – Benoîte Groult : La touche étoile
La dite touche étoile c’est celle qui donne droit à mourir quand on a décidé soi-même de mourir, l’auteure disant je décide de ma vie je décide de ma mort. C’est doux, facile, sympa. Adrienne a recopié deux pages de citations. Dominique aussi a bien aimé – avec cette nuance : c’est plus journalistique que littéraire.
Jean – Bernard Giraudeau : Les dames de nage
Dommage, la deuxième partie semble moins réussie, une initiation ratée en Afrique, les frasques d’un transsexuel bolivien… en tout cas Jean n’a pas aimé.
Ce qui, néanmoins, a eu le mérite d’ouvrir une discussion fleuve sur la question du sexe en littérature, trop, pas assez, contemporain, ancien, X à la BNF, porno, éros…
Catherine – Daniel Pennac : Chagrin d’école
Il est d’une famille bourgeoise, hautement cultivée… c’est-à-dire que tout le monde est fort à l’école… sauf lui… c’est un cancre…qui est maintenant devenu un célèbre écrivain français du nom de Daniel Pennac… entre les années cancre et aujourd’hui il a été prof de français à Soissons… la zone aménagée… à ménager quoi… mais attention prof pas n’importe comment… il a ses méthodes… et ça marche… faut dire que face à des cancres il sait quoi dire… et avec ça des anecdotes encore des anecdotes toujours des… mais les anecdotes de profs Catherine confesse qu’elle en a marre à la fin… tout autour d’elle des profs… elle sècherait les repas de famille que ça ne m’étonnerait pas… bon mais le livre de Pennac il est pas mal du tout au fait…
Patrick – Jules Vallès : L’enfant
Autre regard sur l’école, ce livre que la plupart ont lu. 19ème siècle, il y a le prestige social de l’école, il y a aussi l’enfance maltraitée à cause de l’école et de ce qu’elle représente aux yeux des parents. L’austère République a longtemps censuré ce roman.
Jean-Luc – Emmanuel Schwartzenberg : Spéciale dernière
Un état des lieux de la presse française aujourd’hui, à l’heure des « journaux » gratuits. L’auteur donne un avis pessimiste, motivé par, selon lui, le poids excessif du syndicat de la presse. Ce n’est pas toujours bien écrit, mais c’est intéressant.
A rapprocher d’un livre sur le livre aujourd’hui : Où va le livre ? livre venant de paraître.
Jean-Luc – Roland de Chaudenay : Dictionnaire des plagiaires
Tout un tas d’anecdotes autour du plagiat, classées par auteurs… et là on voit que même les plus grands ne se sont pas privés d’aller grappiller dans d’autres plates-bandes…
Lidia – Herbjørg Wassmo : Voyages
Quatre nouvelles mettant en scène des héroïnes féminines, par une écrivain norvégienne connue pour ses sagas (Le livre de Dina, par exemple). Ce sont des femmes perdues dans leurs vies, dans leurs souvenirs ; l’atmosphère des nouvelles est pleine de poésie et de mystère.
M'étant heurté, sans l'avoir reconnu, à l'air,
je sais, maintenant, descendre vers le jour.
assécherait l'éclat.
Les tenailles de cette étendue,
perdue pour nous,
mais jusqu 'ici.
J'accède à ce sol qui ne parvient pas à notre
bouche, le sol qui étreint la rosée.
Ce que je foule ne se déplace pas,
l'étendue grandit.
André Du Bouchet
Dans la chaleur vacante
Né en 1924, André Du Bouchet est l’auteur d’une oeuvre poétique majeure et atypique. La mise en page ainsi que les formats de ses recueils sont caractéristiques d’une démarche d’écriture singulière qu’il n’a pas cessé de poursuivre : Tumulte, Dans la chaleur vacante, Laisses, Aujourd’hui c’est, L’ajour…Traducteur de Celan, Hölderlin, Faulkner, Joyce ou encore Mandelstam, il a été l’un des fondateurs de l’importante revue L’éphémère. Il a en outre écrit sur la peinture et la sculpture (Poussin, Giacometti, Bram van Velde entre autres). Il est mort en 2001.
Etre là. Cette expérience d’une exigeante présence au monde traverse l’œuvre d’André Du Bouchet. Parole d’ouverture, grave et fraîche, regard abrupt, refus de l’éloquent… poésie de l’appréhension immédiate, de l’éclair, au plus près du concret, entre être happé et saisir, faire face.
C’est le lieu d’une respiration vive, attentive, où de brefs éclats ouvrent, voiles déchirés, un paysage à l’air raréfié, paysage du plus haut, espace de peu d’éléments, eux-mêmes en mouvement. La lecture d’André Du Bouchet implique un déplacement en soi-même, une traversée.
Quelques liens :
http://www.gallimard.fr/web/gallimard/catalog/html/event/dubouchet.htm
un bel article de Philippe Jaccottet
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2005/04/andr_du_bouchet.html
un site majeur de poésie !
http://www.tierslivre.net/spip/article.php3?id_article=64
François Bon parle d'André Du Bouchet
Jean : Bernard Giraudeau – « Les dames de nage »
Un livre sur les femmes, celles que Giraudeau a rencontrées, qu’il a aimées, à différents âges de la vie. C’est une langue drue, poétique, nostalgique, mélancolique. Pour Jean, qui aimait déjà bien l’auteur, c’est le coup de foudre. Il se retrouve, il revoit certaines de ses expériences, toute la rue du faubourg St Honoré défile… S’en suit, de la bouche de Jean, un vibrant éloge des femmes : il pourrait en écrire des livres et des livres. Merci en tout cas pour cette émotion partagée.
Adrienne : Khaled Hosseini – « Les cerfs-volants de Kaboul »
Disons-le tout de suite : encore un coup de foudre. Ce roman d’un auteur afghan écrivant en langue anglaise raconte une histoire d’amitié entre deux enfants qui vont toujours ensemble. Le père de l’un étant le serviteur du père de l’autre, ils sont d’origines sociales opposées. Cette amitié est rendue difficile par le sentiment de lâcheté qu’éprouve l’enfant riche (qui est le narrateur) à l’égard de son ami. Et à travers cette histoire, c’est aussi celle du narrateur : il devient écrivain, et à la source de cette vocation il y a les histoires qu’il racontait à son ami qui, lui, fils de serviteur, n’allait pas à l’école.
Tony avait lu ce roman, avec moins d’enthousiasme, mais maintenant qu’il a entendu Adrienne en parler…
Du même auteur : « Mille soleils splendides »
La vie – dure- de deux coépouses, en butte aux coutumes.
Adrienne, toujours : Doris Lessing – « Le carnet d’or »
Eh bien cette fois non ce n’est pas le coup de foudre. Nombrilisme, petitesses de la vie… l’univers de ce livre n’a pas plu à Adrienne. Pareil pour Jean-Baptiste avec « Le cinquième enfant ». Mais rappelons-nous ce que disait Tony : une, deux, trois nouvelles, bof, bof et bof, et puis arrive « Un enfant de l’amour », et c’est l’éblouissement (voir séance du 13 octobre).
Lidia : Le Clézio – « Raga »
Lidia aime beaucoup cet auteur qui ouvre l’espace, fait découvrir le monde. ici il s’agit des sociétés de petites îles du Pacifique, en particulier celle de
S’en suit, je ne sais plus pourquoi, un solide réquisitoire contre Nice, eh bien oui, Nice, argh, signé Dominique, et paf.
Sonya, grande amatrice de Le Clézio, nous recommande quelques titres qu’elle a adoré : «Poisson d’or », et « La quarantaine », qui retrace le sombre récit de déplacés indiens mis en quarantaine dans une petite île avant d’être débarqué sur l’île Maurice voisine. Sombre récit, mais très beau rapport à la nature de l’île, à la mer… on retrouve le don d’observation, la beauté des descriptions et la langue poétique de l’auteur.
Dominique : Nicolas Bouvier – « Chronique japonaise »
Un très beau livre, à l’écriture sensible et humaine, sur le Japon, d’abord son histoire racontée d’une manière inoubliablement vivante et intéressante, puis des impressions, par petites touches, au-delà du strict récit de voyage (un genre que Dominique n’apprécie guère, donc Nicolas Bouvier c’est bien plus qu’un auteur de genre, c’est un véritable écrivain, et, puisque moi qui écrit ces lignes je l’adore, on ne peut quand même continuer indéfiniment à vivre sans le lire.)
Elisabeth : Gaëlle Obiégly – « Faune »
Un adorable petit livre, tissé de petites histoires animales qui sont autant de prétextes à de belles digressions. Le style de l’auteure vaut le détour.
Catherine : Patrick Modiano – « Dans le café de la jeunesse perdue »
Où l’on retrouve l’atmosphère floue que les lecteurs de Modiano connaissent bien… n’est-ce pas Catherine ? Dans un cadre très parisien, une sorte d’enquête sur un personnage féminin qui échappe à l’auteur et dont l’histoire paraît énigmatique. Ca rappelle « Dora Bruder », c’est plein de mystère et ça vous prend.
Jean-Baptiste : Jean Hatzfeld – « La stratégie des antilopes »
Bon, j’avais dit que je ne parlerais pas de ce livre, simplement le signaler comme quelque chose de très important, et en fait... Ce livre nous met en présence de personnes ayant vécu le génocide rwandais, rescapés et tueurs, et c’est le troisième de l’auteur à ce sujet. La démarche de Hatzfeld n’est pas journalistique, mais profondément humaine.
Tony : Giolarda Sapienza – « L’art de la joie »
Un gros livre longtemps resté méconnu, et désormais reconnu comme une œuvre qui compte vraiment. Le personnage principal est une femme qui est sans cesse à la recherche de la joie, bien que des choses épouvantables se passent. C’est une lecture prenante, avec des personnages extraordinaires. C’est une mine, parce qu’il y a de multiples niveaux dedans, toute une vie. Il est question de l’enfance, de la mort, de
Edith : Natacha Appanah – « Le dernier frère »
Ile Maurice, un vieil homme se souvient d’un ami d’enfance mort à l’âge de 10 ans, puis des champs de canne à sucre, de la violence de son père, du passage d’un typhon… Un très beau roman.
Ensuite Edith pose un débat au sujet des prix littéraires : pourquoi toujours les mêmes auteurs, les mêmes éditeurs ? Les réponses ne sont pas flatteuses ni ces derniers ni pour les jurys, évidemment.
Edith : Stig Larssen – « Millenium 3 »
Le dernier d’une trilogie que l’auteur, alors inconnu, a achevée juste avant de mourir. Suite des ennuis professionnels, un journaliste économique se reconvertit dans les enquêtes.
La dernière partie a été consacrée aux nouvelles d’Elisabeth. Bonne suite à elle sur les chemins de l’écriture.
Bienvenue aussi à Jean-Luc !
Les pas
Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.
Personne pure, ombre divine,
Qu’ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux ! … tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !
Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l’apaiser,
A l’habitant de mes pensées
La nourriture d’un baiser,
Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d’être et de n’être pas,
Car j’ai vécu de vous attendre
Et mon cœur n’était que vos pas.
Paul Valery (1871-1945)
Extrait du recueil Charmes (1922)
Poète, critique littéraire, essayiste, Paul Valéry naît à Sète en 1871. Sa fascination pour la mer et le cimetière marin de la ville lui inspire un célèbre poème.
Ne pouvant intégrer l’école navale, il suit des études de droit à Montpellier (1889).L’art de la poésie compense peu à peu sa frustration, il s’immerge dans la lecture des plus grandes plumes (Hugo, Verlaine, Mallarmé, Baudelaire) et publie ses premiers poèmes dans des revues symbolistes.
En 1892, il renonce à la poésie, puis s’y remet grâce à l’insistance d’André Gide. Il publie
Elu à l’Académie Française en 1925, il est nommé professeur de poétique au Collège de France en 1937 et alimente ses réflexions sur l’art, les sciences, la psychologie ou le langage dans ses Cahiers et dans ses essais Variété.
Valéry meurt le 20 juillet 1945 à Paris et reçoit des funérailles nationales.
Au travers du recueil Charmes, Valéry retrace un drame de l’intelligence où chaque poème semble constituer une étape dans l’aventure de la connaissance.
La dimension intellectuelle de la poésie n’empêche pas son extrême sensualité, ni sa dimension suggestive, mystérieuse et magique.
Kazuo Ishiguro – « Les vestiges du jour » (Adrienne)
C’est grâce à Tony qu’elle a découvert ce livre (voir le compte-rendu précédent). Un majordome, pour qui son métier est toute sa vie, vit dans l’idéal d’une perfection. Il est aimé en silence… La langue est superbe, le roman très beau. Après une première impression un peu fastidieuse, Adrienne l’a finalement trouvé très séduisant. Peut-être trouvera-t-il d’autres lecteurs, et reviendra-t-il dans d’autres discussions ?
Mariama Bary – « Le cœur n’est pas un genou que l’on plie » (Adrienne)
Un coup de foudre ! Ce roman retrace l’histoire du peuple peu et de
Cela a rappelé à Dominique une autre écrivain de l’Afrique francophone : Leonora Miano, magnifique (« Contes du jour qui vient », « L’intérieur de la nuit »).
Lydie Salvayre – « Portrait de l’écrivain en animal domestique » (Sonya, Marie-Paule)
Nous parlions du joli titre du roman précédent, le genou qui plie et le cœur qui ne plie pas… Eh bien, dans ce dernier roman de Lydie Salvayre, ça plie, ça plie beaucoup : une écrivain se met au service d’un grand patron, et dans la confrontation de deux univers différents naissent des rapports de soumission. Sonya a été clairement déçue par le livre, qu’elle n’a pas trouvé original, pour ne rien dire de la fin. Marie-Paule est en train de le lire, pas le coup de foudre mais enfin c’est intéressant.
Jim Harrison – « Retour en terre » (Adrienne)
Un homme est malade, ses amis l’aide à mourir. Le livre n’a pas plu à Adrienne, par contre l’auteur compte quelques amies parmi nous : Dominique, Edith, Marie-Paule… C’est un univers assez poétique, où la nature est omniprésente, les grands espaces de l’Ouest américain, la solitude… On nous recommande « Dalva »
(alors Dominique nous parle de sa P.A.L. : Pile A Lire, une montagne de livres qui n’arrête pas de grimper, sur la table de chevet ; il lui faut constamment la ré agencer, c’est compliqué des fois la condition de lecteur)
Françoise Chandernagor – « Une nuit » (Jean)
Adrienne en avait parlé la dernière fois. Jean est un peu du même avis. C’est bien, mais pas entre toutes les mains. Commentaire de Jean : les personnages des filles ont quand même de gros défauts pour leurs âges !
Jean d’Ormesson – « Odeur du temps » (Jean)
L’Académie française, Yourcenar, Venise, Chateaubriand, les conquêtes féminines, Molière… C’est la patte d’Ormesson, les mêmes thèmes qui reviennent… Alors bien sûr, il ne parle pas de tout, par exemple où est la musique, où est Paris ? demande Jean. Quand même, ça a un charme fou... n’est-ce pas Dominique ? On a vu Jean être ému par la façon dont Jean d’Ormesson parle de son enfance, quand il faisait du vélo dans
Carlos Ruiz Zafon – « L’ombre du vent » (Edith)
Tiens tiens, revoilà un roman très apprécié de par chez nous… Evidemment qu’Edith adore !
Michael Ondaatje – « Divisadero » (Edith)
Ce sont trois histoires qui s’entrecroisent. Le début est beau, mais… bof, ça s’arrêtera là.
José Saramago – « L’autre comme moi » (Amélie)
Un type regard la télé, et qui voit-il en train de présenter le journal : son sosie… Ce roman très haletant, très bien écrit, où réel et imaginaire se télescopent et où l’intrigue monte en puissance, est une réflexion sur l’identité. Qui suis-je face à mon sosie, que se passe-t-il si je prends sa place ? Amélie a adoré.
Doris Lessing « Un enfant de l’amour » (Edith, Tony)
Edith n’aime pas beaucoup Doris Lessing, qui vient de recevoir le prix Nobel littérature. Quant à Tony, il n’aime pas tout, mais alors « Un enfant de l’amour »… c’est extraordinaire ! Ce court roman tourne autour d’une fulgurante passion amoureuse, vécue le temps d’une escale puis à jamais dans l’absence de l’autre. Ce faisant il soulève beaucoup de questions, notamment à travers ses personnages : à partir de ce roman il y aurait matière à une infinité d’autres romans.
Antoni Libera – « Madame » (Amélie)
Ben oui, celui-là on l’aime, on le recommande (la preuve). Ce roman traduit du polonais est paru il y a quelques années, il met en scène avec beaucoup de tact un lycéen-narrateur fasciné par sa prof de français. Comme il en parle rétrospectivement, on comprend combien ces années d’adolescence ont été le centre de sa vie, combien tout ce qui a suivi en découlait… Un très beau livre plein de subtilité, à ranger près de ceux de Magda Szabo.
Bernhard Schlink – «Le liseur » (Marie-Paule)
Voilà un court roman qu’on adore, mais qu’on ne résume pas. Marie-Paule l’a beaucoup aimé, et elle n’est pas la seule !
Pascal Quignard – « Tous les matins du monde » (Dominique, Amélie, Edith, Jean-Baptiste)
On est donc nombreux à l’avoir lu et à l’avoir aimé… normal, c’est tellement beau, cette écriture douce et musicale, au grand pouvoir d’évocation visuelle.
Nicolas Bouvier – « Chronique japonaise », « Journal d’Aran » (Jean-Baptiste)
Puisque je suis en train de découvrir cet écrivain voyageur plein de sensibilité et d’intelligence, dont les livres sont bien différents les uns des autres. L’arrivée du bouddhisme au Japon, les grands vents qui battent la côte irlandaise, les solitudes d’Hokkaïdo, les sentiers de Corée…
