Prochaines dates...

Histoires à s'en retourner les oreilles - contes, avec Julien Tauber
Mercredi 14 mai à 10h à l'espace Cachin
                                                         
                        Club des lecteurs le samedi 17 mai à 10h

Samedi 16 février 2008
 
D’abord une drôle de question soulevée par une journaliste de Télérama : faut-il payer les enfants pour qu’ils lisent ? En tout cas c’est ce qui se fait dans une petite ville d’Espagne.
 
Et puis, les livres :
 
Tony & Catherine : Shaun Tan – Là où vont nos pères
Une BD très originale, sans un mot, avec des images magnifiques, un peu de réel, beaucoup d’imaginaire : l’histoire est simple et universelle, c’est celle d’un immigrant, asiatique, mais toute cette quotidienneté est traversée d’êtres étranges, surréalistes, dans une ambiance sépia troublante et poétique. Tony : « Il faut l’avoir lu pour pouvoir comprendre ce que c’est ».
 
Sonya : Dupuy et Berbérian – Monsieur Jean
On reste dans la BD. Ah, Monsieur Jean, Monsieur Jean est un jeune homme qui écrit des livres et se trouve dans cette tranche d’âge où on s’engage dans la vie adulte… Cela renvoie à tout un courant récent de la BD qui traite de ce terrain du passage à l’âge adulte. Monsieur Jean est une série, des mêmes auteurs il y a aussi « Le journal d’Henriette », Henriette étant une petite gamine de 10 ans qui tient un journal.
 
On a parlé d’un livre qu’on n’a pas encore lu : Notre part des ténèbres de Gérard Mordillat. Gérard Mordillat est un écrivain familier du club des lecteurs, grâce à Sonya et Dominique, souvenez-vous, Les vivants et les morts. Ici il semble que l’on retrouve les mêmes thèmes : mémoire ouvrière, violence sociale, délocalisations… Voir aussi sur ces thèmes Daewoo de François Bon.
 
On a eu la visite d’une dame elle aussi habituée : Magda Szabo, dont vient de paraître Le faon, un de ses premiers romans. Aline a lu, et aimé, La ballade d’Iza, c’était l’occasion de reparler aussi de La porte, de Rue Katalin
 
Adrienne & Dominique : Christian Bobin – Le très bas, L’inespérée et La dame blanche
Un auteur apprécié aussi par Philippe et Jean-Baptiste. Le très bas tourne autour de la figure de François d’Assise, pour Adrienne ce qui est beau dans ce livre c’est la rupture du père et du fils. Elle a préféré L’inespérée, très beau. C’est une écriture intériorisée, méditative et contemplative. Son dernier livre s’appelle La dame blanche, dont Dominique nous dit qu’il s’agit de la poétesse Emily Dickinson. Ce n’est pas une biographie, mais plutôt une variation autour de cet être éthéré qui ne s’habillait que de blanc, autour de sa poésie – jamais publiée du vivant de l’auteure. Peut-être l’occasion de découvrir ses (très profonds) poèmes ?
 
Philippe : Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
L’unique livre d’une auteure américaine qui connut un certain succès dans les années 60 (pardon, il n’est pas à la bibliothèque). Ca se passe dans le Sud des Etats-Unis, une enfant au regard neuf observe les relations humaines autour d’elle, et s’étonne des rapports entre Noirs et Blancs – elle-même fréquentant tout le monde.
 
Patrick : Arthur C. Clarke – 2001 l’odyssée de l’espace
Donc, un classique de la Science-fiction, et visionnaire avec ça puisqu’il rejoint, avec des années d’avance, les préoccupations actuelles de certains scientifiques quant à certains mystères des planètes. A cet égard, le film de Stanley Kubrick n’a pas le même pouvoir, ce qui fait qu’il a peut-être vieilli plus vite que le livre, dont Patrick nous dit que c’est le moment où jamais de le lire…
 
Jean : Amélie Nothomb – Ni d’Eve ni d’Adam
Voilà quelque chose d’amusant, de rafraîchissant et de pas angoissant : une certaine Amélie (tiens tiens, Nothomb ?) s’en amourache, lors de son séjour à Tokyo, d’un jeune japonais à qui elle va en faire voir des vertes des rouges et des ascensions du Mont Fuji.
 
Elisabeth : Douglas Kennedy – Les charmes discrets de la vie conjugale
Beaucoup de dialogues, peu de descriptions : ça va vite, ça se lit vite, c’est bien ficelé, efficace. L’histoire : trente ans après, un petit adultère de rien vient faire s’écrouler l’édifice construit par un couple bien installé. Pour Elisabeth, une lecture plaisante pour quand on est un peu fatigué. Avec un plus : l’auteur excelle dans la psychologie féminine.
 
Tony : Graham Hurley – Disparu en mer et Coup sur coup
Découvert grâce à Béatrice (voir le dernier compte-rendu) : merci à elle ! C’est du roman policier de bonne tenue, très bien, en particulier Coup sur coup. Et le plus pour Tony : l’auteur parle très bien des oiseaux.
 
Dominique : Stieg Larsson – Millenium
La trilogie polar du moment, un succès mondial. L’auteur, mort après avoir achevé ces trois romans, s’en serait-il douté ? En tout cas le premier tome a passionné Dominique. Tous les ingrédients d’un bon policier sont réunis, plus des originalités, et une emprise du roman sur la modernité – il est par exemple question de redoutables hackers. Edith confirme que c’est passionnant, mais le premier tome reste le plus réussi.
 
Lidia : Art Paasilinna – Le lièvre de Vatanen
Un écrivain, déçu par une vie conformiste et par un mariage naufragé, trouve pour nouveau compagnon un lièvre. Ensemble, ils se mettent en route à travers la Finlande profonde, la Finlande des bûcherons auprès desquels l’homme trouve à travailler en passant. Le roman est tissé de multiples petites histoires, sans être moralisateur et toujours en restant dans une bonne humeur – c’est drôle à lire. On a là, comme chez d’autres auteurs scandinaves, un autre type de littérature, un autre rythme, une autre façon de raconter… que Lidia aime beaucoup. Donc, Paasilinna. Adrienne est aussi en train de le lire.
 
Aline nous fait part de ces lectures récentes. Deux nouvelles, pour commencer.
Une histoire pour deux, du turc Saït Faik Abasryuk, raconte la complicité d’un vieux pêcheur et d’une mouette, sous l’œil d’un enfant. C’est, plein de poésie, une parabole philosophique sur la vie.  
Louisa de Leïla Sebbar : Louisa est née d’un père algérien insurgé déporté en Corse et d’une mère corse ; elle va refuser d’épouser un prince. De la même auteure, Sonya avait lu Je ne parle pas la langue de mon père.
Et deux romans :
Haruki Murakami – Au sud de la frontière à l’ouest du soleil. Un roman troublant dont le personnage principal est hanté par la mort et par un amour de jeunesse.
Jacques Serena – Sous le néflier. Un monologue, sur la cassure d’un couple. C’est l’homme qui parle, comment gérer la rupture, surtout quand elle ne s’est pas passée comme il aurait cru…
 
Sonya : Boucq & Sente – Le janitor
Une BD dont Sonya aime bien le dessin, les traits des personnages. L’histoire tourne autour du pouvoir financier, et plus spécialement autour de l’annuelle réunion de Davos, Suisse : les auteurs ont beau caricaturer un peu, on croirait que dernièrement la fiction est rattrapée par la réalité.
 
Sonya : Louise Desbrusses – L’argent, l’urgence
Pour le jeu de sonorité du titre. C’est l’histoire d’une femme qui cherche du travail, et qui ne va pas très bien. Mais ce qui est plus caractéristique du livre, c’est le style, bien sûr : phrases récurrentes, répétitions, phrases courtes, tronquées, beaucoup de parenthèses, et une meilleure perception du texte lorsqu’on l’oralise. Bien aimé.
 
Adrienne : Margaret Laurence – L’ange de pierre
Le roman est paru en 1964, une adaptation cinématographique le remet en selle. Adrienne a adoré (génial !). Il s’agit des rapports pas tendres entre une belle-fille plutôt angélique et une belle-mère grosse et méchante, ah. Le mari, et fils, décide de sévir : allez hop, maison de retraite, mais argh, fait la vieille dame, ça ne se passera pas comme ça. 
 
 
Mercredi 23 janvier 2008

Rappel : vous pouvez emprunter 3 livres-CD par carte de lecteur. Voici maintenant la liste des "audio-books" que vous trouverez désormais à la bibliothèque. Il s'agit, pour l'heure, d'une sélection de classiques.

 

Classic American Short Stories / read by William Roberts

2 CD (2h35)

Five great American short story writers : Ambrose Bierce, Stephen Crane, Mark Twain, O. Henry and Jack London. Different in atmosphere and writing style, they never less caught the mood and concerns of the day in a way that was distinctly American.  

 

Frank L. Baum

The Wonderful Wizard of Oz / read by Liza Ross

2 CD (2h28)

One of the great classics of children's literature.

 

 Joseph Conrad

 

Youth and Hearth of darkness / read by Brian Cox

3 CD (3h41)

In these two magnificent novellas Conrad explores the question of self-discovery through powerful and exciting narratives.

 Youth and Heart of Darkness

 

 

Charles Dickens

Oliver Twist / read by Anton Lesser

4 CD (4h57)

Dickens' second novel is a thrilling study of childhood innocence thrust into the darkly comic world of Fagin, his apprentice, the Artful Dodger, and their gang of child thieves.

 

The Return of Sherlock Holmes

 

 Sir Arthur Conan Doyle

 

The Return of Sherlock Holmes / read by David Timson

3 CD (3h31)

It seems that Holmes has lost none of his remarkable qualities...

 

Francis Scott Fitzgerald

The Great Gatsby / read by William Hope

2 CD (2h38)

Set in of the Roaring Twenties, The Great Gatsby depicts a society obsessed by wealth, status and background. Gatsby, famous for his prodigious wealth, glittering parties and murky background, harbours a poignant dream. As his dream is realised, the sordid underbelly of a society devoid of morality is revealed.

 

Thomas Hardy

Tess of the D'Urbervilles / read by Imogen Stubbs

3 CD (3h55)

Against a backdrop of a changing and haunting landscape, Tess battles for her freedom from penury and abuse.

 

Henry James The Turn of the Screw / read by Emma Fielding and Dermot Kerrigan

2 CD (2h32)

Perhaps the most brilliantly successful ghost story ever written. The novel creates a terrifyingly believable impression of innocent children so corrupted by evil that they remain deceptive pictures of innocent beauty.

 

Dubliners box set

 

James Joyce

Dubliners / read by Jim Norton

1 : 3 CD (3h12)

2 : 3 CD (3h39)

 

 

Jack London

The Call of the Wild / read by Garrick Hagon 2 CD (2h37)

The Call of the Wild is not only a classic of "ripping yarn", but also an enduring masterpiece of the inescapable laws of nature.

The Call of the Wild

Herman Melville

Bartleby the Scrivener / read by William Roberts

2 CD (2h32)

Melville’s Bartleby is a classic American short story, a wry tale of an assiduous copyist whose catch-phrase is “I would prefer not to”. It is joined here by two other stories.

 

Edgar Allan Poe

The Fall of the House of Usher and other Tales of Mystery and Imagination / read by William Roberts

4 CD (4h52)

The horrors of the Spanish Inquisition, with its dungeon of death, and the overhanging gloom of the House of Usher demonstrate unforgettably the unique imagination of Edgar Allan Poe. Unerringly, he touches upon some of our greatest nightmares - premature burial, ghostly transformation and words from beyond the grave.

 

Hamlet

 

 

William Shakespeare

The Sonnets / read by Alex Jennings

3 CD (3h09)

Hamlet / performed by Anton Lesser and full cast

 

4 CD (3h22)

Bernard Shaw

Pygmalion / performed by Anton Lesser and Lucy Whybrow

3 CD (2h37)

Ever since its London premiere in 1914, Pygmalion has never been out of the repertory. It was given new impetus when it was transformed into My fair Lady by the sparkling talents of Lerner and Loewe.

 

Mary Shelley

Frankenstein / read by Daniel Philpott

2 CD (2h37)

 

The gothic tale of Frankenstein and his construction of a human being who runs amok has become one of the most vivid of horrors stories.

 

Gulliver’s Travels

 

Jonathan Swift

 

Gulliver's Travels / read by Neville Jason

3 CD (3h57)

 

Mark Twain

The Adventures of Tom Sawyer / read by Garrick Hagon

2 CD (2h38)

The story of a boy's adventures growing up in a small town on the banks of the Mississippi river over a hundred years ago.

 

Oscar Wilde

The Picture of Dorian Gray / read by Michael Sheen

3 CD (3h18)

The beautiful young Dorian Gray has his portrait painted by society artist Basil Hallward. Admired by all, the dazzling, wealthy, handsome young man has everything anyone could wish for - or so it appears...

 

 

Virginia Woolf

Orlando / read by Laura Paton

2 CD (2h29)

For Virginia Woolf, Orlando was more than a fantastic flight of imagination. It was a roman-à-clef, a love letter for her lover, the charismatic, eccentric bisexual Vita Sackville West.

Pour les curieux : le site de Naxos, l'éditeur anglais spécialisé dans les "audio-books".

par Biblioth�que municipale publié dans : Conseils de lectures
Mardi 15 janvier 2008

Jean - Daniel Pennac : Chagrin d’école

 

Un livre dont avait parlé, avec réserve, Catherine. Jean en train de le lire, le début lui semble plutôt bon, il se demande s’il n’est pas le cancre lui aussi… Il en tire une vraie philosophie de la vie comme apprentissage, la vie comme école permanente. « Devenez », dit le professeur Pennac à ses élèves…

 

 

S’ensuit une large discussion sur l’enseignement, sur comment les enseignants peuvent dévaloriser les mauvais élèves, les faire se sentir seuls et nuls : est-ce que chaque élève peut trouver une place adéquate dans le système scolaire ?

 

 

Dominique – Patrick Modiano : Dans le café de la jeunesse perdue

 

Accrochez vos ceintures, on décolle on décolle, on est dans la meilleure veine de Modiano, brumeux et précis à la fois, si jamais vous croisiez l’auteur dans une de ses promenades parisiennes dites-lui de se méfier d’une certaine dame qui risque de lui sauter au cou, il ne faudrait pas que dans le choc l’auteur perde ses mots, argh.

 

Nostalgie douce et rêveuse, obsession des listes, nécessité impérieuse de fixer les choses, les récurrences obscures et les sources de lumière sont les mêmes à travers toute l’œuvre de Modiano. C’est aussi une écriture de plus en plus épurée au fur et à mesure des romans, taillée à l’os… et du coup formidablement captivante.

 

 

Marie-Paule – Laurent Gaudé : Eldorado

 

Une histoire très actuelle (des immigrants en quête de l’Europe outre-Sahara) tout autant qu’une fable humaniste… ou plutôt une tentative, parce que à l’avis général ce n’est pas trop réussi. Marie-Paule préfère de loin Le soleil des Scorta, roman du Sud italien qu’elle a adoré. Pour Dominique, le chouchou c’est La mort du roi Tsongor, une fable initiatique par laquelle l’auteur s’est fait connaître du grand public (il est aussi dramaturge).

 

 

Marie-Paule – Louis Gardel : La baie d’Alger

 

Ce roman dresse un portrait très réussi de la communauté pied-noir dans les années d’avant l’indépendance. C’est une histoire d’enfance et d’adolescence, il a 15 ans, il regarde la baie d’Alger depuis le balcon de l’appartement de sa grand-mère, il pense à « l’Algérie française » et se dit « c’est fini »… Avec une écriture très simple, l’ambiance algéroise est très bien rendue.

 

 

Tony – Hommage à Julien Gracq

 

Suite à la disparition, à 97 ans, d’un des très grands écrivains français du 20ème siècle. Tony nous parle de cette œuvre singulière : le goût pour la géographie de Gracq, son extrême sensibilité au paysage et son talent pour le rendre (Tony dit qu’il est dans le paysage), son style poétique et minutieux aux longues phrases splendides, la magie des ambiances de ses livres. Tony a apporté avec lui les livres qu’il aime le mieux : le roman Un balcon en forêt, son préféré, les courtes proses poétiques de Liberté grande, les trois textes de La presqu’île, dont La route qui est le début d’un roman jamais écrit, et enfin Les eaux étroites, où se mêlent paysages familiers et réminiscences littéraires (personnellement c’est mon préféré).

 

Amélie, elle, vient de terminer Le rivage des Syrtes, incontournable et célèbre roman.

 

 

Et pour saluer Gracq encore, nous avons mangé une galette des rois, merci Catherine.

 

 

Patrick – Théodore Monod : La météorite de Chinguetti

 

Jamais résolue, l’énigme de cette colossale météorite, dont on n’a trouvé que deux fragments ainsi l’immense trou qu’elle a creusée dans le désert mauritanien, continue de faire parler d’elle. Théodore Monod s’y est beaucoup intéressé et en parle dans ce livre.

 

A l’origine spécialiste des poissons fossiles, Monod est devenu une grande figure humaniste, pacifiste en citoyen, infatigable marcheur au parcours spirituel rigoureux. Catherine recommande l’écoute du double CD d’entretiens disponible à la bibliothèque, Arpenteur de l’univers.

 

 

Jean-Luc – sur Joseph Gillain, alias Jijé

 

En pleine période bédéesque, Jean-Luc nous raconte le père fondateur de la BD franco-belge. Parce que cet homme-là faisait toutes sortes de choses, peintre, sculpteur… toujours avec une passion dévorante. Homme-carrefour, il a ouvert le monde de la BD belge à d’autres influences, en particulier au cinéma et à la BD américaine. C’est dans sa maison qu’ont fait leurs premières armes de futurs monstres sacrés comme Morris ou Franquin. Personnage truculent, à la vie pleine d’anecdotes et à l’imagination foisonnante, doté d’une capacité de travail hors normes, il a été aussi le pilier du journal Spirou, le créateur de Blondin et Cirage, l’initiateur de biens d’autres personnages… Bien que moins connu que d’autres, il a été l’inlassable pivot de la BD franco-belge dans son âge d’or.

 

 

Lidia – William Boyd : Une femme avec un livre sur la plage

 

Sans intérêt, mal écrit, déçue… c’est sans appel.

 

Personne n’a vraiment pu défendre cet auteur anglais, Dominique, Marie-Paule et Edith se souviennent l’avoir lu, et bien aimé, mais de quoi s’agissait-il au juste ?

 

Bernard Pivot avait encensé Comme neige au soleil, jusqu’à promettre de rembourser les lecteurs qui ne l’auraient pas aimé. Dominique : c’est un de ces livres qu’il faut avoir lu… Tony : non, pas de « il faut » en littérature…

 

 

Sonya - Jean-Pierre Abraham : Fort cigogne

 

Une promenade en bateau dans les îles bretonnes, quelqu’un revient en vacances dans des lieux qu’il connaît, à la recherche de ses souvenirs, qui affluent parmi les paysages. Très belle écriture, ça sent la mer, il y a la pêche, les habitants, tout un vocabulaire spécifique. Sonya a bien aimé ce livre qui ouvre comme une petite pause, de petites vacances.

 

 

Catherine – Jean-Pierre Abraham, toujours : Le vent

 

Eh oui, parce que Jean-Pierre Abraham à Romainville, c’est grâce à elle. Le vent, c’est ce petit livre découvert au hasard d’une halte dans une petite librairie pleine de charme, sur l’île de Groix, le vent sur les joues, les vagues dans les rochers…  C’est le vagabondage d’un homme qui se promène sur la côte bretonne, sans narration, mais quelle belle écriture, si évocatrice, le paysage, les ressentis...

 

Et puis, du même auteur, on pourra lire Armen, grand classique de la littérature de phare.

 

 

Amélie – Alfred Döblin : Berlin Alexanderplatz

 

Un classique, adapté au cinéma par Fassbinder. Le héros, citoyen lambda, sort de prison plein de bonnes résolutions, débarque dans le Berlin de l’entre deux guerres, ville tentaculaire et décadente – crime, marché noir, débauche… Ecrit dans le style oral berlinois (Amélie le lit en allemand) avec beaucoup de dialogues de type conservation au comptoir, ce gros livre est la lente description d’une descente aux enfers, et une illustration du Berlin en crise des années 20.

 

 

Béatrice – Graham Hurley : La nuit du naufrage

 

Un gardien de prison est tué. Un thriller à rebondissements qui nous emmène dans le monde des ports militaires anglais, le monde des marins revenus de la guerre des Malouines.

 

 

Béatrice - Amitav Ghosh : Le palais des miroirs

 

Un orphelin grandit, travaille pour son gîte et son couvert. A 12 ans, il découvre, aux alentours de sa ville miséreuse, le somptueux palais des miroirs, sorte de cité interdite. Plus tard, le palais est pillé, et lors du pillage notre orphelin tombe amoureux d’une suivante, et se dit « je deviendrai riche ». L’histoire commence alors, et se fait de récit de sa vie et de celle de ses descendants, sur trois générations, à travers tout le 20ème siècle.

 

 

Béatrice - Nicolas Evans : La ligne de partage

 

C’est une lecture facile et légère, une riche et belle héritière tombe amoureuse d’un pauvre éco-terroriste, véritable pied de nez à sa famille outrée.

 

 

Edith – Kate Atkinson : La souris bleue

 

Un bon polar - la « souris bleue » étant le doudou d’un enfant kidnappé.

 

 

Edith – Douglas Kennedy : Cul-de-sac

 

Présenté comme le polar de Douglas Kennedy, ce roman se déroule sur le sol australien, où il ne faut pas conduire de nuit, à cause des kangourous... On sympathise facilement avec le héros, qui a bien du mal à s’en sortir. C’est un polar ORIGINAL. Marie-Paule aussi l’a bien apprécié.

 

 

Edith – Philippe Grimbert : Un secret

 

Edith a bien aimé ce roman dont on avait déjà parlé (club du 5 mai 2007). Adrienne, pas du tout, un côté psychanalytique trop lourd… intéressant ! dit Dominique.

 

 

Adrienne – sur Fernando Pessoa

 

On entendait dans les mots d’Adrienne quelque fado lointain… triste ? mais c’est bien la traduction exacte des sentiments humains, c’est ainsi, que voulez-vous… fado, en résonance à Pessoa, l’homme de L’intranquilité, livre intranquille sur l’homme, « le vrai ».

 

par Biblioth�que municipale publié dans : Club de lecteurs
Mardi 15 janvier 2008

Alabama song de Gilles Leroy est comme chacun le sait le prix Goncourt 2007. Ce roman brillant commence à Montgomery, Etat de l'Alabama, en 1918, alors que Zelda Seyre, jeune fille de très bonne famille rencontre le très séduisant Francis Scott Fitzgerald. Désargenté mais terriblement attirant, Fitzgerald va subjuguer cette fille du Sud. Tous les deux vont connaître à la fois la gloire à 20 ans et la déchéance à 30. Gilles Leroy est Zelda dans ses amours, ses excès et ses folies. Entre amour et démence, la vie de Zelda est à l'image de cette jeunesse des année1920, anéantie par la guerre et assoiffée de vie. Lire Alabama song, c'est inévitablement avoir envi de se replonger dans Gatsby le Magnifique (1925), Tendre est la nuit (1934) et Le Dernier Nabab (1941).

Cliquer sur l'image pour écouter 
un entretien avec G.Leroy

 

 

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes est le premier tome de la trilogie Millénium de suédois Stieg Larsson. Le succès de cette trilogie est telle qu'avec un minimum de moyens, Actes sud remporte la mise. Ces trois romans ont connu un immense succès en Scandinavie, puis dans les pays anglo-saxons avant de débarquer chez nous. 
Pour être clair, c'est simplement
Géééééééééniallissime, d'autant qu'il ne se passe pratiquement rien durant les 300 premières pages, juste une mise en route particulièrement efficace qui vous rend immédiatement dépendant à cette histoire politico-financière.
Pour résumer: Mikaël Blomkvist, journaliste économique, est jugé coupable d'avoir diffamé un requin de la finance. Le temps de se faire oublier, il est engagé par un riche industriel pour enquêter sur la disparition mystérieuse de sa nièce, au milieu des années 1960. Pour l'aider dans son enquête, Blomkvist va recevoir l'aide d'une très étrange collaboratrice Lisbeth Salander. Leur enquête va les conduire à plonger dans les âmes et les turpitudes les  plus sombres de cette Suède bourgeoise et trop bien élevée.
Voici donc une merveille à lire d'urgence...

 

Le premier opus de Millénium, de Stieg Larsson, nous avait enchantés. Le second, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette est tout aussi réussi. Ainsi nous retrouvons Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander dans une nouvelle aventure, tout aussi extraordinaire que la précédente. En faire un résumé est totalement impensable, et d'ailleurs certains pourraient m'en vouloir de dévoiler la fin de ce récit. 
Il vous suffit de savoir que les 4 derniers chapitres sont extraordinaires et que vous n'avez plus qu'une envie, c'est de vous précipiter sur la troisième tome.

 

Mercredi 26 décembre 2007

 

Pour saluer ce grand écrivain, véritable légende de la littérature française, nous vous proposons de (re)découvrir quelques livres sublimes : Au château d'Argol, premier livre de Julien Gracq, très remarqué à l'époque, notamment par André Breton ; Le rivage des Syrtes, en 1951, le fameux prix Goncourt que l'auteur refusera ; En lisant en écrivant, recueil de textes sur la littérature ; ou bien encore Autour des sept collines, des impressions de voyages à Rome. Et les autres... La bibliothèque possède également un enregistrement de Julien Gracq lisant des extraits de ses textes (Oeuvres).

 

Voici une petite sitothèque Julien Gracq :

 

très complet, le site de José Corti, fidèle éditeur de Gracq

un bel article de Pierre Bergounioux, sur la revue en ligne remue.net

les hommages de André VelterFrançois Bon ou encore Pierre Assouline 

 

Manuscrit d'Au château d'Argol. cliché Jean Vigne.

par Biblioth�que municipale publié dans : Conseils de lectures
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